Le marché de l'immobilier devrait connaître une certaine accalmie et poursuivre les tendances de la deuxième moitié de 2011 : baisse progressive des prix et des volumes de transactions.
La situation est plus favorable pour les acheteurs, du moins ceux qui peuvent financer leur projet- depuis l'hiver 2008-2009.
Les acheteurs qui peuvent aujourd'hui emprunter en répondant aux conditions de solvabilité de plus en plus drastiques exigées par les banques sont en position de force et bénéficient encore de taux très bas. Moins nombreux, ils peuvent se montrer exigeants et faire de bonnes affaires en particulier pour leur résidence principale en dehors de toute logique de rentabilité à court ou moyen terme. Le conseil de ne pas reporter leur achat dans l'attente du plus bas du marché, les acheteurs qui ont attendu alors que le marché baissait en 2008-2009, l'ont regretté en 2010-2011 quand les prix se sont envolés. Il est impossible, dans la pratique, de prévoir quand le marché touche son point bas et quand il est susceptible de se retourner. Le marché actuel permet aux acheteurs de préparer soigneusement leur acquisition en prenant le temps nécessaire, et en achetant un bien correspondant exactement à leurs besoins (taille, localisation, proximité des transports, écoles et autres commodités). Mais attention, les biens de bonne qualité et bien situés, se vendent toujours vite quand ils sont à leur prix. Les acheteurs ne doivent donc pas pécher par excès de confiance et savoir prendre une décision sans exiger des rabais injustifiés.
Les vendeurs sont pour leur part dans une situation plus compliquée qu'il y a un an. Mais ce rééquilibrage du rapport de forces entre acheteurs et vendeurs ne signifie pas du tout que le marché s'arrête. S'il y a en effet moins d'acheteurs solvables sur le marché, ils restent cependant nombreux et sont très attirés par la pierre comme valeur d'investissement ou résidence principale. Ainsi, à condition de déployer une stratégie de vente efficace, c'est-à-dire de fixer dès le début un prix cohérent avec le marché en s'entourant des conseils des meilleurs professionnels de son quartier, il est possible de vendre à des niveaux très satisfaisants même si les délais sont aujourd'hui plus longs qu'il y a un an.
Dans ces conditions, le marché s'assainit. 2012 sera une année chahutée mais tout n'est pas noir. Les prix atterrissent dans des zones qui avaient trop augmenté ou pour des biens surcotés. Si les opportunités de véritables « bonnes affaires » restent rares, il est actuellement possible de mener des projets intéressants à long terme. 