Immobilier à Lyon : le Baromètre ORPI révèle un premier trimestre 2019 toujours en hausse

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Le GIE ORPI Lyon a analysé les transactions immobilières réalisées par ses 60 agences sur le premier trimestre 2019. Par rapport aux tarifs pratiqués il y a un an, les prix au m2 dans l’ancien continuent de progresser à Lyon, Villeurbanne ou Vienne, alors qu’ils se maintiennent à Villefranche-sur-Saône. Les détails de ce Baromètre ORPI, ville par ville.

Lyon, les prix ont déjà progressé de 7% en 2019 

Se dirige-t-on vers une année record à Lyon ? Le Baromètre ORPI est formel : sur ce premier trimestre 2019, le prix du m2 dans l’ancien atteint en moyenne 4 597 euros à Lyon, soit une progression de +7% en un an. En mars 2018, le m2 à Lyon atteignait seulement 4 280 euros. Mais cette hausse des prix s’accompagne d’une pénurie de biens, puisque dans le même temps le nombre de transactions réalisées par les agences ORPI de Lyon a baissé de 4%.

Zoom sur Lyon 5ème

Des petites surfaces très recherchées dans le Vieux Lyon

« La vraie difficulté des agences aujourd’hui, c’est de rentrer des mandats, dans une agglomération où la demande de logements est supérieure à l’offre », constate Jean-Christophe Clech, responsable de ORPI Agence de la Place sur le quai Fulchiron et ORPI Agence de la Place rue du Trion, toutes deux basées dans le 5e arrondissement.

Dans cet arrondissement de la rive droite de la Saône, les appartements atypiques ou avec cachet sont très recherchés. Plutôt par des investisseurs dans le Vieux Lyon, à la recherche de petites surfaces « qui offrent un rapport locatif intéressant » souligne Jean-Christophe Clech.

Mais trouver une grande surface relève du miracle dans ce quartier. Pour des appartements familiaux, il vaut mieux gravir la colline de Fourvière et regarder du côté de Saint-Just, du Point du Jour, voire la rue Joliot-Curie dans le prolongement.

Des programmes neufs autour du quartier Point du Jour

Dans ces quartiers, les prix sont dans la moyenne lyonnaise. Pour trouver des biens plus abordables, les immeubles années 70 et 80 de l’avenue Barthélémy-Buyer sont une bonne opportunité, d’autant que le secteur est bien desservi par les transports en commun.

Pour les maisons très recherchées du quartier La Plaine, autour de la rue Commandant Charcot, il faut compter entre 450 000 et 1 million d’euros, selon l’état et la superficie, pour une propriété des années 50 à 70 avec jardin. Heureusement, pas mal de programmes devraient rapidement sortir de terre pour faire face à la demande. Près de six programmes neufs sont en cours entre le quartier du Point du Jour et la rue Pierre Valdo.

Zoom sur Villeurbanne

Le prix au m2 monte en flèche

Selon le baromètre ORPI, le prix au m2 d’un appartement à Villeurbanne a progressé de +9 % en un an, passant de 3 195 euros/m2 début 2018 à 3 506 euros/m2 en ce premier trimestre 2019.

« Il y a une forte demande de report à Villeurbanne en raison des prix lyonnais. Le marché est très dynamique et le profil des acquéreurs a changé : ils ont aujourd’hui des moyens financiers stables, ce qui n’était pas toujours le cas avant », assure Vanessa Georges, la directrice de l’agence ORPI Cité Immo à Villeurbanne. Résultat : il faut à peine 13 jours pour vendre un appartement, contre un délai de vente de 34 jours avant 2016.

Un grand projet urbain autour des Gratte-Ciel

Gratte-Ciel, Charpennes et République restent les quartiers les plus demandés, pour leur vie commerçante et la présence du métro le long du cours Emile-Zola. C’est dans ces secteurs que la hausse des prix est la plus nette. Elle ne devrait pas s’arrêter, puisque le tram T6 va bientôt relier les Gratte-Ciel à Debourg, dans le 7e arrondissement de Lyon. Une liaison Nord-Sud qui va encore davantage ouvrir Villeurbanne.

Un grand programme de constructions neuves, baptisé Gratte-Ciel Centre-Ville, va d’ailleurs voir le jour dans la partie Nord de ce quartier central. Au total, plus de 62 600 m2 seront consacrés à des logements neufs et de nombreux commerces vont également s’installer, pour faire de Gratte-Ciel un des pôles commerciaux les plus dynamiques de l’agglomération.

Cusset et Grand-Clément commencent à évoluer

Les prix sont plus abordables dans les secteurs Cusset et Grand-Clément. Ces quartiers commencent à évoluer, avec la construction de nombreux programmes neufs. Et le passage du tram T6, dont le tracé précis n’est pas encore connu, devrait achever leur transformation.

Pas étonnant que les investisseurs commencent à s’y intéresser, comme les familles villeurbannaises en quête d’une plus grande surface. Car ce n’est pas une ville que l’on quitte facilement : 90 % des achats-reventes enregistrés par l’agence ORPI Cité Immo se font à Villeurbanne.

Zoom sur Vienne

Le prix des maisons continue de monter

Pour acquérir une maison idéalement située à dix minutes du centre-ville de Vienne et à l’accès à l’autoroute pour Lyon, il faut débourser en ce début 2019 environ 2 102 euros/m2. Soit une progression de + 3% par rapport au premier trimestre 2018. « C’est une moyenne bien sûr, analyse Philippe Copin, le gérant de l’agence ORPI Vienne. Car tout dépend des prestations, la taille du terrain, la présence d’une piscine. »

Vienne bénéficie néanmoins de la dynamique lyonnaise, attirant des familles qui veulent se mettre au vert tout en restant à 17 minutes en train de la gare Perrache. « Le marché est actif et suit la même tendance qu’en 2018 où nous avions constaté une progression de 6% des transactions. Vienne attire une clientèle qui travaille aussi bien à Lyon, qu’à Valence ou Saint-Etienne », ajoute Philippe Copin.

+ 7% pour les appartements dans l’ancien

Ce qui explique que le prix des appartements progresse également de +7% en un an, passant de 1765 euros/m2 en mars 2018 à 1 892 euros/m2 au premier trimestre 2019. Les appartements avec cachet (parquet, cheminée, moulures) du centre-ville sont les plus recherchés, notamment pour leur proximité avec les rues commerçantes, qui ont gagné en dynamisme, ou la gare de Vienne.

Face à une demande de maisons ou d’appartements toujours aussi forte, la construction de projets neufs se multiplie à Vienne, comme autour du restaurant La Pyramide. C’est également le cas dans la première couronne, avec la construction de nombreux logements neufs à Pont-Évêque, à l’Est, ou plus au Sud à Jardin.

Zoom sur Villefranche-sur-Saône

Les prix se maintiennent dans l’ancien

Pour ce premier trimestre 2019, il faut compter environ 2 800 euros/m2 dans l’ancien à Villefranche. Des prix stables par rapport à 2018, mais en forte évolution si on compare dix ans en arrière. 

« On profite à Villefranche et dans le Beaujolais de la dynamique engagée par la Métropole de Lyon. Il y a de la création d’emplois, des projets urbains d’envergure… Et il faut moins de 30 minutes en train pour rejoindre la gare de la Part-Dieu », décrypte Cédric Moulin, le gérant de l’agence Orpi Direct Habitat à Villefranche-sur-Saône.

Du cachet et de belles prestations

Les appartements dans les beaux immeubles anciens avec cachet, comme on en trouve dans le centre historique, sont très recherchés. Surtout ceux proposant de belles prestations, type paquet à la française ou belles moulures. L’agence Orpi Direct Habitat propose ainsi un bel appartement de 90 m2 sur la rue Nationale, avec parquet, volume, cheminée et moulures, pour 249 000 euros.

A moins d’un kilomètre de là, rue des Acacias (tout près du centre sportif), un appartement de 26 m2 dans un immeuble récent de 1991 est proposé à 65 000 euros. « Le prix du bien dépend essentiellement du cachet, de la situation géographique et surtout de l’ancienneté », confirme Cédric Moulin.

De bonnes affaires pour les immeubles années 60/70

Ainsi, les immeubles plus récents des années 60 et 70, parfois mal isolés, se négocient à un tarif en baisse de 3% depuis un an. Il y a donc de bonnes affaires à réaliser. L’agence Orpi Direct Habitat dispose actuellement d’un appartement de 69 m2 dans un immeuble des années 60, côté Est de Villefranche. Mise à prix : 87 000 euros, soit 1 260 euros/m2.

Un peu plus cher, mais à deux pas de la très prisée rue Nationale, l’agence propose un appartement de 64,5 m2 dans un immeuble des années 70, au prix de 99 000 euros.