Oullins, le « Brooklyn lyonnais » attire en nombre les jeunes actifs

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Il ne faut plus dire Oullins mais « Brookllins » : l’ancienne ville de cheminots est devenue très attractive pour les jeunes parents actifs pour qui les prix lyonnais sont devenus trop élevés. L’arrivée du métro B, qui met la Part-Dieu à dix minutes, a transformé le potentiel de cette cité au passé industriel. Et ce n’est pas fini à écouter Nicolas Dufourt, le co-gérant de ORPI Millet Immobilier à Oullins.

UNE VILLE AU DESTIN TRANSFORMÉ AVEC L’ARRIVÉE DU MÉTRO B

C’est sans doute la présence du pont de la Mulatière, qui avec son architecture métallique ressemble un peu à celui de Brooklyn à New York. Ou les vestiges industriels de la SNCF, très présente par le passé. Mais pour certains sites lyonnais d’information, très lus par les trentenaires actifs, il ne faut plus dire Oullins mais « Brookllins », comme ses nouveaux habitants, plutôt jeunes et arrivés avec le métro depuis 2013, surnomment désormais cette ville située aux portes de Lyon.

« Le métro B a transformé le destin de cette cité qui a longtemps été un bastion cheminot. On attire désormais beaucoup de Lyonnais, ce qui n’était pas le cas avant, qui considèrent désormais Oullins comme le 10e arrondissement de Lyon. L’arrivée il y a un an de trois stations Vélo’v, d’épiceries fines, d’un tatoueur, d’un barbier et de boutiques bio comme La Vie claire ou Biocoop ont régénéré le tissu commerçant au centre-ville et conforté ce phénomène d’attractivité », confirme Nicolas Dufourt, le co-gérant de ORPI Millet Immobilier à Oullins.

 

LES INVESTISSEURS S’INTÉRESSENT DE PRÈS AU QUARTIER DE LA SAULAIE

Malgré cette récente « hype », les prix restent abordables si on les compare à ceux pratiqués au centre de Lyon. Pour un appartement, il faut compter en moyenne 3 300 euros/m2. Même si le marché est relativement homogène sur l’ensemble de la ville, les prix peuvent évidemment varier selon l’état et la situation. Ces tarifs ont attiré les investisseurs, qui ont notamment jeté leur dévolu sur le quartier de la Saulaie, proche de la station de métro et de la gare SNCF.

Les prix y sont en effet plus doux, en raison de la proximité, relative selon les rues, avec l’A7. Ce T2 de 34 m2, situé au dernier étage d’un petit immeuble 1900 avec fenêtres double vitrage au pied du métro, a été vendu 129 000 euros par l’agence ORPI Millet Immobilier.

 

LES MAISONS DU MERLO, LE POUMON VERT D’OULLINS, PLAÎT AUX JEUNES FAMILLES

Plus à l’ouest, le lotissement du Merlo connaît une seconde jeunesse grâce à sa situation, le long de l’Yzeron, qui en fait le poumon vert de « Brookllins ». Les jeunes couples adorent notamment les anciennes « maisons castors », édifiées par les cheminots dans les années 60.

Néanmoins, ce type de bien reste recherché et rare. Son prix dépend aussi de l’état : dans le quartier du Merlo, cette maison mitoyenne rénovée de 99 m2, avec trois chambres à l’étage (mais possibilité d'aménager une quatrième chambre dans les combles), une véranda de 19 m2 et une parcelle de 262 m2 est récemment partie à 350 000 euros.

Cette maison mitoyenne de 80 m2 avec 3 chambres (toujours avec possibilité d’en aménager une quatrième sous les combles), bénéficiant d’une belle terrasse et d’un jardin de 412 m2 mais nécessitant une rénovation complète a été cédée 319 000 euros par ORPI Millet Immobilier.

D’une manière générale, si le marché oullinois est moins cher qu’à Lyon, difficile de trouver une maison à moins de 4 000 euros/m2.

 

MONTLOUIS, UN QUARTIER VERDOYANT OÙ LES BIENS SONT RECHERCHÉS

Un peu plus au sud, dans le secteur du chemin de Montlouis, un quartier verdoyant situé sur les hauteurs d’Oullins, les biens, appartements comme maisons, sont également très recherchés. Cette maison récente de 103 m2 au calme, avec notamment 3 chambres et verrière coulissante donnant sur un jardin de 225 m2, a été vendue 479 000 euros par ORPI Millet Immobilier.

 

LE QUARTIER BUSSIÈRE-CADIÈRE EST IDÉALEMENT SITUÉ À PROXIMITÉ DU CENTRE ET DU MÉTRO

Le secteur le plus recherché pour une maison reste néanmoins le quartier Bussière-Cadière, toujours situé le long de l’Yzeron, mais beaucoup plus proche des commerces du centre-ville et du métro.

Evidemment, les prix montent un peu. Cette maison de ville des années 30 de 90 m2 répartis sur deux étages, avec 3 chambres et un jardinet très mignon, a trouvé en quelques jours un acquéreur pour 419 000 euros.

 

DANS L’HYPERCENTRE, LES PRIX ONT TENDANCE À MONTER

Entre la présence des nombreux commerces et du métro à quelques centaines de mètres de là, l’hypercentre d’Oullins est devenu le terrain de chasse privilégié des jeunes couples lyonnais en recherche d’un appartement.

Conséquence, les prix ont tendance à grimper au-dessus de la moyenne locale. Ainsi, ce loft de 88 m2 en duplex avec 3 chambres, situé à deux pas du métro Gare d’Oullins, qui a été entièrement rénové, est récemment parti au prix de 335 000 euros.

Mais dans le secteur du centre, on trouve également des biens atypiques qui sont le reflet du passé industriel de la ville. Situé à 800 m à pied du métro, ce bel appartement de 166 m2 avec 4 chambres et surtout un magnifique toit-terrasse de 90 m2 (mais aussi une place de parking) a été vendu 495 000 euros par ORPI Millet Immobilier.

 

MÊME SI LES BONNES AFFAIRES SONT TOUJOURS POSSIBLES À PROXIMITÉ DU CENTRE

Malgré cette tendance à la hausse, les bonnes affaires sont toujours possibles à proximité du centre-ville. Ce grand appartement familial de 118 m2 avec 4 chambres et balcon, situé tout près de la Grand rue et l’école Jean-Macé, est parti au prix de 330 000 euros.

L’agence ORPI Millet Immobilier vient également de vendre ce T4 de 88 m2, proche de la Grande rue, lumineux grâce à une vue dégagée, bénéficiant également d’un balcon, pour 267 000 euros.

 

LE SECTEUR DE LA GLACIÈRE OFFRE DE BELLES VUES SUR LA VILLE

Enfin, le quartier de la Glacière, situé sur les hauteurs de la ville, offre de belles vues et bénéficie d’une réelle proximité avec le centre. On y trouve notamment quelques résidences de standing, construites dans les années 80 et souvent bordées de parcs arborés. Ce T4 de 94 m2, bénéficiant de 3 chambres mais aussi d’un parking privatif, est parti à 310 000 euros.

Dans la même résidence, ce T2 de 61 m2 avec une chambre accédant au balcon a lui été cédé par ORPI Millet Immobilier au prix de 180 000 euros.

Oullins, le « Brooklyn lyonnais » attire en nombre les jeunes actifs