Peut-on encore trouver un appartement à moins de 500 000 euros dans la Presqu’île ?

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La Presqu’île de Lyon fait toujours rêver. Mais avec un foncier qui ne peut pas évoluer, sauf au Sud de la Confluence, les prix de l’immobilier montent en flèche depuis quelques années, avec des pointes à plus de 8 000 euros/m2. Même s’il est encore possible de trouver des biens en dessous de 500 000 euros. Détail des tarifs actuellement pratiqués, du bas des Pentes de la Croix-Rousse jusqu’à la darse de la Confluence, en passant bien sûr par l’incontournable place Bellecour.

 

LE BAS DES PENTES, DEUX SITUATIONS DIFFÉRENTES

La Presqu’île démarre au nord par les Pentes de la Croix-Rousse. « Et les prix restent plus intéressants jusqu’à la rue d’Algérie et la place des Terreaux. Dès qu’on pénètre dans la rue Lanterne, on entre vraiment dans la Presqu’île et les tarifs commencent à grimper », analyse Jonathan Mandin, négociateur de Orpi Immobilière Saint-Nizier.

Pour faire simple, un T3 de 70 m2 vaut environ 400 000 euros dans le bas des Pentes, quand il faudra débourser au moins 500 000 euros pour le même bien en se rapprochant de la place des Jacobins.

 

DES T3 À MOINS DE 500 000 EUROS DANS LES PENTES

L’agence dispose actuellement d’un T3 de 87 m2 rue Romarin, à deux pas de la place de l’hôtel de ville, au 2e étage d’un immeuble ancien plein de charme. Avec ses deux chambres, ses pierres apparentes et ses plafonds à la française, il est proposé à 479 000 euros. Un autre appartement de 81 m2, au premier étage d’un immeuble situé rue des Tables-Claudiennes, est mis à prix 485 000 euros.

 

LA PROXIMITÉ AVEC LA SAÔNE ET LE RHÔNE RECHERCHÉE

Outre sa situation centrale, la Presqu’île attire aussi les Lyonnais pour sa proximité avec la Saône et le Rhône. Un conseil : c’est moins cher côté Rhône que côté Saône, pour la vue sur Fourvière. Un appartement de 88 m2 (dont 20 m2 en mezzanine), situé rue Joseph-Serlin près de l’Opéra, vient d’être vendu 450 000 euros par l’agence Orpi Immobilière Saint-Nizier. Mais il était entièrement à rénover.

 

DES BIENS PARFOIS EXCEPTIONNELS LE LONG DES FLEUVES

Les biens exceptionnels, avec vue dégagée et parfois un espace extérieur, montent beaucoup plus haut. Ce qui n’empêche pas la demande d’être très forte : l’agence Orpi Immobilière Saint-Nizier vient de vendre un très bel appartement de 145 m2 d’un immeuble du quai Jean-Moulin, avec vue sur l’ensemble du 6e arrondissement depuis un petit balcon, pour 990 000 euros.

 

Et comme expliqué, c’est encore plus cher côté Saône. Un T5 de 146 m2 situé au dernier étage d’un immeuble du quai Pêcherie, avec vue sur Fourvière et la rivière (mais sans extérieur), s’est monnayé à 1 190 000 euros. Soit 8 150 euros/m2, ce qui est environ le prix des appartements avec vue sur le quai Saint-Antoine.

 

PLACE DE LA BOURSE, UN EMPLACEMENT HYPER CENTRAL

La place de la Bourse est également très recherchée pour son hyper-centralité et la présence de tous les moyens de transport (métro, bus). Conséquence, difficile de trouver son bonheur à moins de 500 000 euros. Un appartement lumineux de 135 m2, au 1er étage d’un bel immeuble bourgeois avec ascenseur, s’est récemment monnayé 860 000 euros.

Pour rester dans le budget, il faut s’engager dans les petites rues étroites de la Presqu’île, comme la rue Pleney, où un grand T2  lumineux de 65 m2, au 4e étage sans ascenseur, s’est monnayé il y a peu 416 000 euros.

 

PLACES JACOBINS ET BELLECOUR, AU MOINS 8 000 EUROS/M2

Du côté des prestigieuses places des Jacobins ou Bellecour, les appartements bourgeois sont rares sur le marché. Avec des prix au m2 qui dépassent les 8 000 euros. « Et dès qu’i y a une vue, un ensoleillement ou un dégagement, les prix grimpent encore plus haut », ajoute Jonathan Mandin.

 

UNE MOYENNE DE 5 750 EUROS/M2 AU SUD DE BELLECOUR 

Heureusement, ça se calme un peu au sud de Bellecour, dans le très bourgeois quartier d’Ainay. « Sur le secteur, qui va de la place Bellecour à la pointe de la Confluence, un investissement de 500.000 euros permet d’acquérir une surface moyenne de 87 m2, soit un prix moyen de 5 750 euros/m2 », témoigne Jean-Michel Vera, le gérant de l’agence Orpi JMV-Cabinet Bellecour.

 

LES PETITES SURFACES POUR INVESTIR EN LOCATIF SONT TRÈS RECHERCHÉES

Même si le tarif des petites surfaces, très recherchées pour leur location assurée, peut monter plus haut. L’agence vient de vendre deux plateaux de 21 et 33 m2, situés dans un entre-sol de la rue Auguste-Comte et entièrement à aménager, à un prix moyen de 6 900 euros/m2.

Un T2 de 51 m2, situé rue des Rempart-d’Ainay, est également parti à 350 000 euros, soit 6 800 euros/m2. Toujours dans les mêmes prix, un T2 de 42 m2 de la rue Saint-Hélène a été récemment acquis pour 250 000 euros, soit 6 000 euros/m2.

 

LES GRANDS APPARTEMENTS BOURGEOIS DÉPASSENT LES 500 000 EUROS

Quant aux grands appartements bourgeois, nombreux dans le quartier, ils dépassent facilement les 500 000 euros, bien que le prix au m2 reste inférieur aux tarifs pratiqués au nord de la place Bellecour.

Rue Victor-Hugo, un bel appartement de 191 m2, à réaménager et à redistribuer, est parti à 980 000 euros, soit 5 130 euros/m2. Et un grand T5 de 202 m2, situé au 2e étage d’un immeuble bourgeois de la rue Saint-Exupéry, entre les quais de Saône et la place Bellecour, a été récemment vendu 1 180 000 euros par l’agence Orpi JMV-Cabinet Bellecour (soit 5 841 euros/m2).

 

DES PRIX PLUS MODÉRÉS AUTOUR DE LA PLACE CARNOT

La place Carnot, un peu moins cotée en raison de sa proximité avec la gare Perrache, offre régulièrement d’intéressantes opportunités. Un T4 de 121 m2, situé au 4e étage avec une belle vue, vient de se négocier 665 000 euros, soit 5 472 euros/m2. Un prix presque similaire pour cet autre appartement de 121 m2 en bon état, cette fois au 5e sans ascenseur, vendu 670 000 euros (soit 5 500 euros/m2).

Dans le même secteur, rue Condé, un T4 de 119 m2 au 1er étage, où tout était à refaire, vient d’être vendu par l’agence Orpi JMV-Cabinet Bellecour à 573 000 euros (soit 4 815 euros/m2).

 

DES IMMEUBLES PLUS RÉCENTS À LA CONFLUENCE

Au-delà des voûtes de Perrache, notamment autour de l’aglise Saint-Blandine, les prix ont tendance à s’aligner sur ceux pratiqués à la Confluence, qui a accueilli depuis une dizaine d’années de nombreux programmes neufs. Même s’il y a toujours une légère différence.

Ainsi un T3 de 69 m2 de la rue Denuzière, dans une résidence récente avec terrasse et parking, vient de s’échanger contre 410 000 euros, soit 5 900 euros/m2. Alors qu’un T3 de 83 m2 avec terrasse et garage, dans un immeuble récent du quai Antoine-Riboud qui longe la darse de la Confluence, est récemment parti à 510 000 euros, soit 6 144 euros/m2.

Peut-on encore trouver un appartement à moins de 500 000 euros dans la Presqu’île ?