Pourquoi le prêt relais est actuellement presque sans risque à Lyon et sa région ?

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Les maisons ou les appartements à vendre à Lyon et sa région trouvent en général rapidement preneur. Alors comment faire lorsqu’on veut vendre pour racheter un autre bien ? Faut-il privilégier un crédit relais ou passer par l’étape de la location ? Pour les experts locaux d’ORPI, faire le choix d’un prêt relais entre une vente et un nouvel achat s’avère être la solution la plus simple et la moins onéreuse. A condition d’être conseillé par un professionnel de l’immobilier…

« Cela fait 22 ans que je suis dans le métier et je constate toujours que le prêt relais inquiète autant les acheteurs. C’est une crainte un peu infondée que je n’ai jamais vraiment comprise ». Sandrine Antoinet, la gérante de l’agence Orpi LSI Val d’Ozon à Sérézin-du-Rhône, n’en revient pas : alors que les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas, que les biens s’arrachent à Lyon et sa région, les prêts relais ont toujours une aussi mauvaise image auprès des vendeurs qui cherchent à acheter. Alors qu’en réalité, ils se révèlent très utiles.

pret relais lyon et sa region

Un contexte très favorable à Lyon et sa région

Car le contexte n’a jamais été aussi favorable à Lyon et sa grande région : autour de la capitale régionale, l’économie se porte bien et l’attractivité est toujours aussi importante. Conséquence, la demande est forte et le marché de l’immobilier reste extrêmement fluide.

« C’est notre rôle de conseiller d’expliquer que si une maison à vendre se situe dans une zone qui se porte aussi bien que la région lyonnaise, les risques sont très modérés », estime de son côté Michel Serre qui dirige l’agence Orpi MS Miribel Immobilier. Malgré cet environnement favorable, le prêt relais n’est pas adapté à tous les profils. « Je recommande plutôt ce type de crédit relais à un acheteur qui est déjà bien avancé dans le remboursement de son prêt. C’est moins adapté pour des gens qui ont encore un gros capital restant dû », nuance Sandrine Aurenge, la gérante de l’agence Orpi Coteaux Immobilier à Saint-Laurent-d’Agny, près de Mornant.

Des délais de vente très courts autour de Lyon

Reste que depuis quelques années, le marché immobilier de Lyon et sa région a la particularité de présenter des délais de vente qui se sont considérablement raccourcis. A Saint-Priest, Méximieux, Sérézin-du-Rhône ou Mornant, il faut compter au maximum 4 à 8 semaines pour vendre un bien. Soit en moyenne deux mois maximum. Et encore, certains biens partent beaucoup plus vite que cela…

« Mais il faut que la maison ou l’appartement soient correctement positionnés sur les prix du marché », précise Didier Girod, le co-gérant de Orpi Saint-Priest. Si c’est le cas, le bien  a toutes les chances de se vendre tellement vite qu’il y a à peine le temps d’enclencher le prêt relais. « Prendre un prêt relais pour un mois ou deux, c’est très confortable et cela évite de gros soucis d’organisation », souligne Sandrine Antoinet de l’agence ORPI LSI Val d’Ozon à Sérézin-du-Rhône.

C’est moins cher et plus simple que de passer par une location                      

C’est le cas par exemple des Grands Lyonnais qui font le choix, en apparence plus prudent, de vendre d’abord leur maison pour privilégier la location le temps de trouver le bien de leurs rêves.

« Attention, il faut bien faire ses calculs, car passer par l’étape de la location, cela signifie payer des honoraires à l’agence pour la recherche du bien puis payer son loyer mensuel. Souvent, passer par un prêt relais coûte simplement moins cher », souligne Didier Girod de l’agence ORPI Saint-Priest.

Sans compter le double déménagement, d’abord dans la location, puis dans la maison achetée, qui prend énormément de  temps et coûte de l’argent. Et aussi pas mal de stress : il ne faut pas négliger que la location à Lyon et sa région est un marché compliqué, très concurrentiel et finalement sans garantie. « Le crédit relais, c’est la sérénité si c’est fait correctement », résume Didier Girod.

« C’est surtout conseillé lorsqu’on recherche un bien à l’achat assez atypique. Une fois qu’on a trouvé le bien de ses rêves, il ne faut pas attendre d’avoir vendu sa propre maison : il faut acheter tout de suite ! Dans ce cas, le prêt relais apporte beaucoup de confort », confirme Sandrine Antoinet de Orpi LSI Val d’Ozon.

Une condition : l’évaluation doit être réalisé par un professionnel

Néanmoins, il faut respecter en préalable quelques règles de bonne pratique, comme le rappelle Didier Girod. « La première chose, c’est de bien évaluer son bien. Certains particuliers commettent l’erreur de s’appuyer sur les prix de vente affichés et non les prix réellement vendus. C’est pourquoi je recommande vivement de s’appuyer pour cette évaluation sur un professionnel. Seul un agent immobilier connaît la réelle attractivité et la véritable valeur d’un bien », assure le co-gérant de l’agence Orpi Saint-Priest.

Cette précision de l’estimation est d’autant plus indispensable que les banques ne prêtent que sur 70% de la valeur estimée d’un bien. Si ce montant est surévalué, la vente ne permettra pas de couvrir entièrement le prêt relais. D’où l’importance de passer par un professionnel pour une estimation juste et fiable.

Passer par une agence réduit la durée du prêt relais

De toute façon, les banques exigent désormais une estimation signée par un professionnel de l’immobilier, voire un compromis de vente, avant d’accorder le moindre prêt relais. « Conseiller un client, c’est aussi le rassurer sur cette possibilité de prêt relais. Nous collaborons avec des courtiers qui sont là pour présenter les diverses possibilités et expliquer les mécanismes », ajoute Sandrine Aurenge de l’agence ORPI Coteaux Immobilier.

Le rôle de l’agence ne s’arrête pas là : son travail de mise en valeur du bien vendu (descriptif, photos professionnelles, visites 3D…), ainsi que la visibilité offerte par la puissance de son réseau, accélèrent forcément la vente. Et par conséquence réduisent la durée du prêt relais.

A contrario, Michel Serre ne conseille jamais un prêt relais sur un marché délicat, par exemple un bien présentant un défaut majeur (proche d’une autoroute ou d’une voie ferrée) ou situé dans une région à faible potentiel de revente, des facteurs qui rendent le délai de vente incertain. « Dans un schéma d’incertitude, il vaut mieux d’abord solder la vente de son bien avant d’envisager un nouvel achat », affirme le gérant de l’agence ORPI MS Miribel Immobilier.

 

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