Sud Ouest lyonnais : les villes où il faut investir

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La hausse des prix de l’immobilier qui frappe Lyon incite de nombreux acheteurs à s’intéresser au Sud Ouest lyonnais, désormais connecté au centre-ville depuis l’arrivée à Oullins du métro B. Son prolongement jusqu’aux Hôpitaux Sud, prévu en 2023, renforce la demande dans un secteur où les maisons, moins chères que dans les Monts d’Or, sont très recherchées. Car il reste encore de bonnes affaires à réaliser, comme l’expliquent les experts ORPI d’Oullins, Pierre-Bénite, Saint-Genis-Laval et Brignais.

Saint-Genis-Laval : la campagne toujours chic

Cette petite ville située entre Oullins et Brignais était déjà au siècle précédent le lieu de villégiature des familles bourgeoises du quartier d’Ainay. Avec les années, son attractivité n’a pas baissé, loin de là. « Si Saint-Genis-Laval a conservé son côté village, qui attire déjà beaucoup de Lyonnais, l’arrivée en 2023 du métro B aux Hôpitaux Sud, soit à 1 km du centre-ville, participe à une flambée des prix générale », assure Florence Badoil, la gérante de ORPI Badoil Immobilier à Saint-Genis-Laval.

GRANDES ET BELLES DEMEURES AUTOUR DE L’OBSERVATOIRE

Tous les quartiers sont concernés. C’est le cas des hauteurs de la commune, où se trouve notamment l’Observatoire de Lyon. Sur l’avenue Charles-André ou la rue des Martyrs, on trouve dans cet environnement bucolique des belles villas offrant une vue panoramique sur la village et jusqu’au Alpes par beau temps. L’agence ORPI Badoil Immobilier a ainsi récemment vendu, avenue  de Gadagne, une maison de 170 m2 avec un terrain de 1 200 m2 piscinable au prix de 719 000 euros.

LE CENTRE VILLE  ET SON QUARTIER DU CLOS CHAURAND TRÈS PRISÉ PAR LES SENIORS

Les maisons situées à proximité du centre-ville, comme le Clos Chaurand ou Le Clos Chipier, sont également très prisées, offrant la proximité de toutes les commodités (écoles, commerces, transports en commun…) et un environnement très calme. Plus au centre, le long de l’avenue Georges Clémenceau, les appartements dans les résidences récentes sont également très recherchés par une clientèle âgée. Selon l’état de la résidence, le prix au m2 se négocie entre 3 500 et 4 500 euros, soit au-dessus de certains biens neuf récemment mis en vente.

DES BIENS PARFOIS EXCEPTIONNELS

Plus au nord, le très paisible chemin de Moly, entre Oullins et Saint-Genis-Laval, est parsemé de biens parfois exceptionnels. Et autour du collège privé Saint-Thomas d’Acquin, les maisons de lotissement ne se négocient pas à moins de 4 000 euros du m2. 

UN NOUVEL ÉCO-QUARTIER PRÈS DU MÉTRO

A noter que la Ville de Saint-Genis-Laval vient de lancer la construction d’un nouvel éco-quartier, à proximité du futur pôle multimodal des Hôpitaux Sud. Baptisé le Vallon des Hôpitaux-Sainte Eugénie, ce secteur de 22 hectares verra notamment la construction à terme de 3 500 logements. Articulé autour du château de Sainte-Eugénie, ce quartier à vocation résidentielle accueillera également des activités économiques, des commerces et des équipements publics.

Oullins : une ville boostée par le métro B

Avec l’arrivée du métro B, qui met la Part-Dieu à 15 minutes, le destin d’Oullins a été transformé. « C’est une ville qui attire beaucoup de Lyonnais, qui la considèrent désormais comme le 11earrondissement de Lyon », assure Nicolas Dufourt, le co-gérant de ORPI Millet Immobilier à Oullins. Un phénomène qui devrait s’accentuer avec le prolongement du métro jusqu’au Hôpitaux Sud et surtout la création d’une nouvelle station au niveau de l’église d’Oullins.

LES MAISONS DES ANNÉES 1900 TRÈS RECHERCHÉES

Les maisons sont d’autant plus recherchées qu’elles sont rares, par rapport à l’offre d’appartements, ce qui a fait monter les tarifs notamment pour les biens situés à 10-15 minutes à pied de la gare d’Oullins. Les maisons des années 1900-1930 à rénover plaisent particulièrement à la clientèle lyonnaise pour leur cachet. On en trouve notamment dans les quartiers de la Bussière, Perron ou Jean-Macé, tout autour de la mairie. Les prix sont au niveau de certains quartiers lyonnais : pour un 100 m2 avec un jardin de 200 à 300 m2, il faut débourser entre 450 et 500 000 euros. Vu la rareté des maisons, les appartements anciens du centre-ville, proches de tous les commerces de la Grande rue, sont prisés par une clientèle jeune qui privilégie les déplacements mode doux (vélo, trottinette, métro…). Dans ce secteur, il faut compter 240 000 euros pour un T3 de 60 m2 en bon état.

PLUS ABORDABLE DANS LE QUARTIER GOLF-CÉLESTINS

Un second marché, plus abordable, concerne les secteurs plus périphériques de la vile. Un appartement dans les ensembles des années 70, comme en propose le quartier Golf-Célestins au nord de la ville, se négocie environ à 2 200 euros/m2, ce qui met le 60 m2 à 140 000 euros. Une bonne affaire pour des primo accédants, d’autant que le métro n’est pas très loin.

MONTMEIN ATTIRENT LES ÉTUDIANTS EN MÉDECINE

Le quartier Montmein, situé sur une butte qui domine le centre-ville, héberge également de grands ensembles des années 70. Mais en raison de la présence d’une école, d’un centre commercial et de sa proximité avec la Grande rue, le prix au m2 passe ici plutôt à 2 500 euros. La présence de nombreux étudiants, fréquentant les écoles installées sur le campus des Hôpitaux Sud tous proches, a permis de dynamiser la colocation de biens de 65 à 100 m2.

LA SAULAIE INTÉRESSE LES INVESTISSEURS

Ce quartier constitué de friches SNCF et situé en bord d’autoroute va connaître un profond renouvellement urbain dans les années à venir. Conséquence, les petites surfaces nécessitant des travaux peuvent déjà atteindre les 2 600 euros/m2. Ce qui commence à intéresser les investisseurs, d’autant que le marché locatif reste dynamique dans le secteur en raison de sa proximité avec la station de métro.

Pierre-Bénite : un marché de report intéressant

« A Pierre-Bénite la demande est forte pour les maisons car les prix sont plus attractifs qu’à Oullins ou Saint-Genis-Laval, avec un écart important », explique Damien Cesco, conseiller de ORPI Millet Immobilier à Pierre-Bénite, une ville qui a toujours été un marché de report dans le Sud Ouest lyonnais.

LE PERRON ATTRACTIF AVANT L’ARRIVÉE DU MÉTRO

Dans la partie haute de la ville, c’est à dire à au nord ouest du boulevard de l’Europe qui coupe la cité en deux, l’agence propose par exemple régulièrement dans le lotissement du Petit Perron des maisons de 90 m2 avec parcelle de 300 m2 de terrain à moins de 350 000 euros. Une bonne affaire car le secteur, proche des hôpitaux Sud, se retrouvera en 2023 à 10 minutes à pied du métro B prolongé. Et les prix risquent de vite s’envoler.

LES PRIX MONTENT DANS LE QUARTIER DES COMBATTANTS

Le quartier des Combattants, à cheval sur les communes de Pierre-Bénite et Oullins, est d’autant plus recherché qu’il se trouve et à une quinzaine de minutes à pied du très dynamique centre-ville d’Oullins et de la station de métro. Pour les maisons situées sur la rue Paul Vaillant-Couturier ou aux alentours, les prix ne cessent d’augmenter. Le prix d’une maison de 100 m2 avec un terrain de 400 m2  peut monter à 450 000 euros selon le cachet du bien.

DES MAISONS DES ANNÉES 80 À 250 000 EUROS

A l’est du boulevard de l’Europe, entre le quartier des Hautes Roche et l’autoroute, les prix deviennent plus accessibles. Dans les rues de la Pierre ou de la Rocaille, les maisons mitoyennes des années 80 avec des jardins de 200 m2 se vendent autour de 250 000 euros. Plutôt intéressant pour les primo accédants. Côté appartements, certains situés dans les immeubles des années 70 du secteur Haute Roche peuvent se négocier entre 1 200 et 1 300 euros/m2. Ce qui met le 80 m2 autour de 100 000 euros, alors qu’on se trouve à quelques centaines de mètres des commerces et transports installés autour de la mairie.

DU RÉCENT ET DE L’ANCIEN AUTOUR DE LA MAIRIE

Le long du boulevard de l’Europe, de nombreuses petites constructions sont apparues, avec jolies prestations (terrasse, garage en sous-sol), depuis 2010. Les prix restent raisonnables pour le secteur : il faut compter 210 000 euros pour un appartement récent de 64 m2, soit 3 300 euros/m2. Dans le centre proche de la mairie, on trouve enfin des immeubles des années 1900-1920, notamment dans les rues Salengro ou des Martyrs, avec des appartements à 2 000 euros/m2, soit 110 000 euros un 50 m2 en bon état. Quelques maisons de village sont disponibles du côté de la rue de la République, où un bien de 110 m2 avec petit jardin s’est récemment négocié à 289 000 euros, soit 2 600 euros/m2.

Brignais : des maisons pour tous les budgets

Vous rêvez d’une maison avec jardin proche de la Presqu’île ? « Alors Brignais est l’endroit idéal, car c’est la ville à la campagne avec de nombreux commerces de proximité, ainsi que des crèches, écoles publiques et privées, collège, lycée professionnel. Un multiplexe cinéma, un centre nautique, accès rapide au centre commercial St Genis 2… Côté transports, Brignais est desservi par une gare SNCF tram-train et très prochainement par les TCL. Comptez à peine 15 minutes pour rejoindre Lyon par l’A450 », témoigne Pascal Tavernier, le gérant d’ORPI Actif Brignais Immobilier.

DES BIENS ACCESSIBLES DANS LE CENTRE

Le secteur du Boulevard des Allées Fleuries est très recherché pour ses maisons des années 80, souvent jumelées, proposant de beaux jardins d’environ 400m². Situées à moins de 10 minutes à pieds de tous les commerces du centre-ville de Brignais, les maisons de 100 à 110m² sont proposées autour de 320 000 euros, selon l’état. Le secteur du Clos des Poètes, toujours proche du centre, offre également de belles maisons individuelles bénéficiant de grands espaces (600 à 700m²). Les prix sont à l’avenant : il faut compter entre 350 et 380 000 euros.

SUR LES HAUTEURS, CALME ET RÉSIDENTIEL

Les hauteurs de Brignais, plus à l’Ouest, sont un autre secteur très prisé : résidentiel et calme, on y trouve des maisons des années 90, ou contemporaines, avec des terrains de 800 à 1000m². Même à rafraîchir, les biens ne se négocient pas à moins de 450 000 euros et les prix sont identiques le long de la route du Coq Gaulois où les grandes parcelles font rêver les urbains. Un peu plus au Sud, le secteur Michalon, qui s’étire jusqu’à la route de Soucieu, accueille des maisons plus récentes, construites entre 1990 et aujourd’hui, avec de grandes parcelles et piscines. Ici, les biens s’échangent entre 600 et 750 000 euros selon l’état.

AU NORD, UNE NATURE RECHERCHÉE

Autre secteur apprécié des acheteurs, celui de Rochilly, au Nord de Brignais. Les maisons de 110 à 130m² (avec quatre chambres) sur un terrain de 400m² se vendent généralement autour de 400 000 euros. Voire plus lorsque de belles rénovations ont été entreprises. Hors lotissement, autour de la Vallée du Garon, certaines parcelles atteignent même 1 000 à 2 000m², où on dénombre de nombreuses piscines. Forcément, les prix s’élèvent puisqu’il faut compter entre 550 et 750 000 euros pour s’offrir cette tranquillité dans un cadre bucolique.

PRIX PLUS ATTRACTIFS AU SUD

Le Sud de la ville est plus attractif : Les Cottages où des maisons mitoyennes sont proposées entre 280 et 300 000 euros. A noter que de petites résidences neuves vont bientôt sortir de terre à Brignais. Selon les cas, il faut compter entre 3 500 et 4 500euros du m².

 

 

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