Crédit immobilier : comment profiter des taux bas

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Cinq conseils pour bétonner votre demande de prêt… Et séduire votre futur banquier.

1. Constituez-vous un solide apport personnel

Même si cela semble une lapalissade, sachez que si vous avez déjà amassé un petit pécule, le montant à emprunter pour financer votre logement sera moins important. Et le banquier se sentira en plus grande sécurité. En effet, si la maison que vous convoitez vaut par exemple 230 000 euros et que vous disposez d’un apport personnel avoisinant  70 000 euros, soit 30 % de la valeur du bien, le banquier vous prêtera en toute confiance. Tout simplement parce que, en cas de difficulté, s’il est amené à revendre votre bien pour se rembourser, il est quasi assuré de récupérer sa mise de départ.

Le bon conseil : l’apport personnel peut provenir de différentes sources : de l’épargne économisée au fil des années, d’un prêt ou d’un don familial, voire du déblocage de l’épargne salariale. Enfin, certains prêts entrent aussi dans sa composition. C’est le cas des prêts à taux zéro (PTZ), des prêts Action Logement et épargne logement, issus d’un plan (PEL) ou d’un compte épargne logement (CEL).
 

2. Démontrez votre capacité d’épargne

Un crédit immobilier répond aux mêmes mécaniques qu’une épargne régulière. Pour rembourser un emprunt, vous devez en effet être capable, comme pour épargner, de prélever chaque mois une somme de votre budget. En conséquence, les banquiers apprécient particulièrement les emprunteurs capables de prouver leur capacité d’épargne sur la durée. Leur baromètre confiance grimpe d’ailleurs avec votre taux d’épargne.

Le bon conseil : si vous faites l’effort de placer régulièrement votre argent sur un plan d’épargne logement (PEL) ou un contrat d’assurance-vie, informez-en votre interlocuteur. La régularité de vos versements pèsera plus lourd que n’importe quel long discours pour emporter sa décision.
 

3. Allégez votre endettement au maximum

Une règle non écrite veut que l’on ne consacre pas plus d’un tiers de ses revenus au remboursement d’un prêt. Bien sûr, tout dépend de vos revenus et de votre niveau de vie. Les ménages modestes qui finissent le mois avec difficulté ne devront pas s’endetter au-delà de 33 %. Dans leur cas, un taux de 25 % serait même préférable. Idem pour des emprunteurs plus aisés, mais dont les comptes virent en permanence au rouge. En revanche, un couple disposant de salaires très confortables pourra approcher des taux d’endettement de 35 % et plus.

Le bon conseil : faites comme le banquier, calculez votre « reste à vivre » ! De quoi s’agit-il ? Au moment de vous accorder un prêt, il évalue la somme dont votre famille disposera pour vivre (manger, payer vos factures…) une fois le ou les crédits payés. Et, comme on l’imagine, son avis sera d’autant plus favorable que votre reste à vivre sera important.

 
4. Soyez réaliste

Mettez le banquier dans votre poche en lui présentant une opération raisonnable. Exemple ? Si vous pouvez rembourser autour de 800 euros par mois, mieux vaut solliciter un prêt de 160 000 euros sur 20 ans que de 200 000 euros sur 30 ans !

Le bon conseil : adaptez votre projet à vos moyens sans vous endetter sur de trop longues durées.
 

5. Bordez votre projet au maximum

Avant de prendre rendez-vous avec votre banquier, consacrez du temps à la constitution de votre dossier. Préparez scrupuleusement un tableau récapitulant vos ressources, vos dépenses ainsi que vos différents prêts en cours. Ensuite, calculez votre capacité d’endettement pour connaître le montant maximum que vous pouvez consacrer à l’achat de votre futur logement. Muni de ce dossier bien constitué, vous donnerez une image de gestionnaire sérieux et rigoureux, toujours plus rassurante pour le banquier.

Le bon conseil : pensez à lister tous les éventuels prêts aidés auxquels vous pouvez prétendre (prêt à taux zéro, épargne logement, prêt d’accession sociale (PAS), Action Logement…).

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