Emmanuel Macron invité d'Orpi Lab 2

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L’immobilier, et plus largement le logement, sont un levier incontournable de la relance de la croissance et de l’économie. C’est pour intégrer ce thème au débat public qu’Orpi a organisé cet après-midi le 28 novembre, la seconde édition de l’Orpi LAB avec la participation d'Emmanuel Macron.

En vue des grands enjeux de 2017, l’Orpi LAB est l’occasion pour les candidats à la présidentielle de présenter leur vision de la politique du logement et la place qu’ils lui accorderont.

Pour interagir avec ces candidats, un public composé à la fois d’experts - agents immobilier, représentants d’organisations, d’institutions, d’associations et de fédérations, syndicats du secteur- et d’un panel de Français, propriétaires et locataires, sélectionnés par l’Institut Opinion Way.

Après Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron est le second candidat reçu dans le cadre de l’Orpi Lab lors d’un échange animé par Bernard Cadeau, Président du Réseau Orpi, et Stéphane Moquet, Délégué Général.

« J’appelle de mes vœux une politique de logement lisible, stable, cohérente. Il en va de la qualité du vivre-ensemble » Bernard Cadeau, Président d’Orpi.

Emmanuel Macron, second invité de l’Orpi LAB

Emmanuel Macron, Président du mouvement En Marche, candidat à l’élection présidentielle, a été interrogé par le public sur différentes thématiques :

  • Les statuts précaires / la solvabilité
  • L’encadrement des loyers
  • La législation sur les plus-values
  • La réglementation énergétique
  • La loi ALUR et la rationalisation de la fonction notariale

La vision d’Emmanuel Macron sur le logement et l’immobilier s’articule en trois axes :

 

Les trois axes d’Emmanuel Macron en matière de logement

  • Initier une vraie politique de déclenchement de l’offre, qui intègre une part de logement social, et non plus une politique de la demande, et favoriser ainsi une baisse des prix ;

  • Faciliter la mobilité, dans une société en perpétuelle évolution, notamment avec des politiques du logement différenciées selon les territoires et en construisant en zones tendues ;

  • Donner accès au plus grand nombre à la rénovation énergétique et thermique grâce à un système de « green deal » et en adaptant les coûts des droits de mutation aux performances énergétiques du bâtiment.

Ont également été évoqués :

  • Les statuts précaires : pour leur permettre d’être pleinement intégrés au marché du logement, Emmanuel Macron propose la création d’un bail de mobilité, conclu pour seulement un an. Ainsi, les personnes en CDD, en période d’essai de CDI ou intermittents notamment, pourraient accéder au logement locatif.
  • La confiance : Emmanuel Macron estime que les banques et les bailleurs ont besoin d’avoir des « mécanismes de garantie sur les impayés qui leur permettent de prendre plus de risques pour accompagner et accueillir les publics en difficulté ».
  • L’instabilité normative : il est selon Emmanuel Macron « nécessaire d’appliquer un moratoire pour évaluer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas et cesser de légiférer sans cesse ». C’est ainsi que, même s’il déplore le découragement des investisseurs et le risque de conservation prolongée du logement induits par l’encadrement des loyers, Emmanuel Macron souhaite conserver la mesure afin de l’évaluer. Elle sera supprimée si elle se révèle inefficace.