Coronavirus : comment Orpi s’organise à Lyon

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Comment Orpi s’organise à Lyon pour continuer à accompagner les projets immobiliers ? De Villefranche-sur-Saône à Vienne, les 63 agences du GIE Orpi de Lyon se sont mobilisées cette semaine pour affronter la crise du coronavirus. Demandes d’estimations, visites virtuelles, signatures électroniques des mandats, compromis : pour l’instant, l’activité s’adapte aux circonstances.

Malgré la crise du coronavirus, l’activité s’est adaptée dans les agences Orpi du GIE de Lyon. « Toute la semaine nous avons reçu des appels de vendeurs, acheteurs, bailleurs et locataires. Bien sûr, il y a des gens qui reportent des offres précédemment faites, mais la plupart des clients souhaitent que leur projet avance et continuent de nous faire confiance. Le marché lyonnais reste sur une dynamique de projets à moyen et long terme qui devrait permettre de traverser cette crise », assure Cyril Imsissen, le vice-président du GIE Orpi de Lyon.

 

STANDARD DÉPORTÉ, VISITES 3D, SIGNATURE ÉLECTRONIQUE…

Ses quatre agences Orpi restent joignables en profitant d’un standard téléphonique déporté, une technologie installée sur les ordinateurs qui permet d’assurer les visio-conférences avec clients, diagnostiqueurs et notaires, ainsi que le partage de documents.

Philippe Copin, le responsable d’Orpi à Vienne, souligne que son agence, comme toutes les agences Orpi en France, est équipée d’outils qui l’habilitent à signer à distance transmission d’offre, compromis, bail ou mandat de vente ou gestion, avec une authentification électronique de la signature. « Ce qui nous a permis de finaliser quatre compromis de vente cette semaine », se réjouit-il.

De leur côté, certains notaires lyonnais ont également mis en place une signature électronique pour continuer à signer les actes à distance. « Ce qui permet aux compromis ou aux baux d’habitation d’être signés et à l’activité de continuer, ce qui est encourageant », souligne Cyril Imsissen.

 

LES VISITES IMMERSIVES TRÈS UTILES POUR LA LOCATION

Evidemment, les visites physiques de maisons et appartements sont pour l’instant suspendues. « C’est notre devoir de citoyen responsable, conformément aux règles fixées par le gouvernement », précise Cédric Moulin, le président du GIE Orpi de Lyon.

Mais les agences Orpi proposent déjà depuis plusieurs années des visites virtuelles en 3D pour la plupart des biens à vendre ou à louer. Pour faire face à la situation, elles proposent même spécialement à leurs vendeurs d’utiliser la version professionnelle de Nodalview, une application qui permet, en toute simplicité, de prendre photos et vidéos de leur bien puis de les transmettre à l’agent immobilier Orpi qui les mets ensuite en ligne. Pour un résultat très réaliste, comme on peut le voir ici :

 

                                                                                            

 

« Les visites immersives en 3D fonctionnent très bien, notamment pour la location. Même s’il faudra confirmer par une visite physique, une fois le confinement terminé. Mais il faut relativiser ce qui arrive, ce n’est pas la fin de l’immobilier car on est capable de trouver des solutions. Par exemple, pour l’état des lieux d’entrée ou de sortie, l’agence peut faire appel à des prestataires habilités ayant maintenu leur activité, si le locataire accepte de donner procuration pour éviter tout contact », souligne Cédric Moulin, également responsable de deux agences à Villefranche-sur-Saône.

 

LOCATION SAISONNIÈRE POUR LES CADRES EN MISSION

« C’est aussi notre mission que les gens ne se retrouvent pas sans domicile. Notre rôle de conseil est d’autant plus essentiel dans cette période mouvementée », complète Arnaud Boyer, qui dirige quatre agences Orpi à Lyon et Bron.

Autre situation d’urgence, celle des cadres en mission pour quelques semaines à Lyon. « J’ai été contacté cette semaine par le directeur général d’une grande entreprise lyonnaise spécialisée en biochimie, qui ne sait plus comment loger ses cadres depuis que les hôtels ont été réquisitionnés », témoigne Cyril Imsissen.

Il les a aiguillés vers de la location saisonnière, toujours sur la base de visites virtuelles. « La virtualisation est très pratique pour ce type de location : pas besoin de se voir pour donner les clefs, il suffit d’entrer un code dans le boîtier pour pénétrer dans l’appartement », poursuit le dirigeant.

 

TRANSACTIONS : SE POSITIONNER POUR ÊTRE PRIORITAIRE QUAND LE CONFINEMENT SERA TERMINÉ

Côté transactions, les vendeurs continuent de confier aux agences Orpi des mandats de commercialisation. Et certains acheteurs n’attendent pas pour se positionner rapidement, comme avant, pour faire partie des premiers à pouvoir visiter le bien, quand le confinement sera terminé. Pour la plupart des agences Orpi contactées, le calendrier de visites physiques est d’ailleurs déjà chargé à partir de fin avril, la période théorique retenue pour un retour à la normale.

« On sent que les acheteurs sont toujours en veille permanente, d’autant que les gens ont aujourd’hui beaucoup de temps devant eux pour surfer sur internet. Il ne faut pas oublier que les biens visibles sur le site internet Orpi étaient regardés avant la crise par 2,4 millions d’internautes chaque mois, un chiffre qui devrait fortement augmenter dans les semaines qui viennent », appuie Cédric Moulin.

 

L’ANNÉE 2020 AVAIT POURTANT BIEN DÉMARRÉ

Le plus surprenant dans cette crise, c’est que l’année avait vraiment bien démarré : par rapport à janvier et février 2019, le prix au m2 avait progressé de 9% à Lyon et de 13% à Villeurbanne sur la même période de 2020. Dans certaines agences, notamment lyonnaises, le nombre de mandats rentrés avait même progressé de 5% sur la période janvier-février par rapport à l’an dernier.

Ce qui rend les dirigeants des agences Orpi à Lyon plutôt optimistes. « Une fois cette crise sanitaire passée, l’activité pourrait reprendre de manière assez soutenue en mai et juin car les besoins en logement sont très importants à Lyon et dans l’agglomération. Il faut prendre cette période comme des vacances forcées et bienvenues, car ensuite cela devrait repartir très fort », soutient Cyril Imsissen.

Une analyse partagée par Cédric Moulin, qui considère que « la pierre demeurant une valeur refuge pour les Lyonnais, la reprise pourrait être aussi rapide que l’arrêt ». Tous sont en tout cas unanimes : si les banques jouent leur rôle, le marché repartira assez vite et l’épidémie ne devrait pas perturber les prix de l’immobilier à Lyon et son agglomération sur le long terme.

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