Les Trois-Lucs, le village aux portes de la campagne : mystère, histoire et nature
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Entre mystère du nom, église aux trois vitraux et maison de Fernandel, Les Trois-Lucs vous ouvrent les portes de la campagne à deux pas de Marseille.
D'où vient ce drôle de nom ?
"Les Trois-Lucs"... L'énigme du nom intrigue tous ceux qui découvrent le quartier. Plusieurs pistes se dessinent : pour les uns, il viendrait de "tres luca" – trois lumières – peut-être ces feux de guet qui surveillaient autrefois les abords de Marseille. Pour d'autres, "lucus", le bois sacré en latin, ferait écho aux forêts qui entourent encore le village. Une certitude : le nom est ancien. On le trouve dès 1299 sous la forme "Los tras lucs". Le mystère, finalement, fait partie du charme.
Une habitante célèbre : Marie Deluil-Martiny
Une histoire poignante habite les Trois-Lucs. En 1884, une religieuse, Marie Deluil-Martiny, fondatrice du monastère de la Servianne, y est assassinée par un anarchiste. Béatifiée par Jean-Paul II en 1989, son souvenir plane encore sur le quartier. Le monastère a disparu, mais son histoire, elle, est restée.
L'église Sainte-Rita
Au 366 avenue des Poilus, une église discrète mérite le détour. Construite en 1932 grâce à un don de la famille Camau-Parenque, elle fut dédiée à Sainte Rita, comme l'avaient exigé ses bienfaiteurs. Sur sa façade, trois vitraux racontent une légende : celle des "Trois Lumières" qui auraient donné son nom au village. À l'intérieur, l'architecture joue la carte de la modernité, avec de grands arcs de béton qui structurent l'espace.
Le saviez-vous ? Fernandel avait sa maison ici
En 1935, pour ses dix ans de mariage, Fernandel s'offre un cadeau : la villa "Les Mille Roses", sur l'avenue des Trois-Lucs. Il y vécut longtemps, loin des projecteurs, dans l'intimité de ce havre de paix. Aujourd'hui, une partie de l'avenue porte son nom, clin d'œil à l'illustre résident.
Se promener
Ici, la nature est reine. Autour du village, bois et forêts invitent à l'évasion. En quelques minutes à pied, on rejoint les collines d'Allauch et de Plan-de-Cuques, pour des balades magnifiques. Les amoureux de grand air trouvent là leur bonheur, à deux pas de chez eux.
Accès
Bus : lignes 4, 4B, 7, 7T. Métro : ligne 1 jusqu'à La Rose, puis bus. Voiture : sortie 4 de l'A507.
Notre regard
Aux Trois-Lucs, Magali Jean et Philippe Sciallano aiment ce coin de campagne préservé. Des maisons, du calme, et pourtant le centre-ville à seulement 8 kilomètres. Un équilibre rare, précieux, que ceux qui vivent ici chérissent chaque jour.