Bilan 2021 : les tendances immobilières post-confinements se confirment

Publié le • Mis à jour le

Après une année 2020 rythmée par les confinements et par plus d'1 million de ventes immobilières, 2021 a continué sur cette lancée. Effectivement, Orpi constate une augmentation de 18% du nombre de compromis signés en 2021 (vs 2020). Faisons le point sur une année immobilière hors du commun.

Les nouveaux comportements immobiliers s’installent durablement en France et amène à une nouvelle cartographie immobilière. Exode urbain, les citadins sont en quête d’une meilleure qualité de vie, augmentant la demande dans les petites et moyennes villes de France.

Le réseau immobilier n°1* en France analyse les mouvements immobiliers de 2021 et dévoile les perspectives du marché pour 2022 afin d’équilibrer l’offre et la demande.
 

La nouvelle cartographie immobilière se dessine et se fixe dans le temps

Les Français veulent changer de vie, en effet plus d’1 Français sur 10** déclarait même avoir déménagé à la suite des confinements, dont 19% ont moins de 35 ans. A la recherche d’un mode de vie plus vert ou de plus grands espaces, les acquéreurs continuent leur progression dans les petites et moyennes villes avec la généralisation du télétravail et l’essor de la bi-résidence. Orpi observe aussi ces mouvements à travers l’évolution du prix au m² entre 2020 et 2021. Tandis que les villes moyennes sont en hausse à l’image de Limoges (+12% du prix au m²) et de Valence (+17% du prix au m²), les grandes agglomérations comme Lyon voient leurs prix au m² stagner ou même diminuer comme Paris (-1%).
 

La place des villes moyennes s'affirme dans le coeur des Français : nous retrouvons dans le Top 10 des villes les plus recherchées*** de nombreuses villes moyennes detronnant ainsi les métropôles longtemps privilégiées par les Français. Ces intentions de recherche se confirment avec l'augmentation du nombre de compromis signés comme à Pau (+29%) et Reims (+50%).

  1. Nice

  2. Toulouse

  3. Limoges

  4. Cannes

  5. Strasbourg

  6. Reims

  7. La Rochelle

  8. Pau

  9. Antibes 

  10. Toulon 

La crise sanitaire et économique a affaibli les foyers les plus modestes

Bon nombre de Français ont soif de nouvelles aventures. Cependant, la crise sanitaire et économique a fragilisé certains ménages. Seuls les foyers possédant des ressources financières suffisantes ont pu choisir de modifier leur cadre de vie, alors que les ménages aux plus faibles ressources voient leur accès au logement se dégrader. Avec les flux de population, les prix de l’immobilier des villes moyennes sont mécaniquement tirés vers le haut. En effet, 81% des Français**** admettent rencontrer ou avoir rencontré des difficultés concernant l'accès au crédit. Ainsi, les projets sont modifiés ou abandonnés.

Le marché de la location aussi tendu que le marché de l’achat

Le marché locatif avance aussi à 2 vitesses et suit le même chemin que le marché de l’achat. La recherche de biens devient plus fluide dans les grandes métropoles et se densifie dans les zones normalement non-tendues. Associé à un manque de confiance des bailleurs pour mettre leur bien sur le marché, les locataires peinent à trouver, eux aussi, un bien correspondant à leurs attentes.

L’attractivité des villes moyennes

Avec ces nouveaux mouvements, les villes moyennes doivent s’adapter pour accueillir de plus en plus de nouveaux habitants avec un renforcement de leur attractivité en termes d’économie, de vie culturelle ou encore de réseaux de transports. 
Grâce au programme Action Cœur de Ville, visant à dynamiser les centres-villes de 222 villes moyennes. Par exemple, à Limoges, le programme a permis la création d’une pépinière commerciale. Un dynamisme s’exprimant aussi dans les prix puisque 138 des communes concernées ont vu leur prix au m² augmenter.
 

Les perspectives de 2022

Remettre le logement au cœur du débat politique : à quelques mois de l’élection présidentielle, le marché de l’immobilier à sa place dans le débat public. En tant qu’acteur majeur sur le marché immobilier, Orpi s’engage aussi à contribuer à son évolution en posant les bonnes questions.

Poursuivre les efforts pour fluidifier le marché locatif : mettre en confiance les propriétaires-bailleurs en les rassurant et en les accompagnant.

Taux bas et règles financières : Les taux restent très bas mais les restrictions des banques entravaient la solvabilité des ménages. Le Haut Conseil de Stabilité Financière (HSCF) impose une durée maximale d’emprunt sur 25 ans avec un taux d’endettement de 35% maximum (tout inclus). Orpi tient à être vigilant afin de ne pas freiner certains ménages d’accéder à la propriété.

La rénovation énergétique : depuis le 1er janvier 2022, la loi Climat et Résilience visant à réduire les logements énergivores, oblige les propriétaires et agents ayant un bien classé F ou G par le DPE (diagnostic de performance énergétique) à inscrire la notion « Logement à consommation énergétique excessive ». Les propriétaires sont, donc, incités à réaliser des travaux dans leur logement dit passoire énergétique. Orpi ne peut qu’encourager le renouvellement et la rénovation du parc immobilier, avec de réelles opportunités pour les acquéreurs, les bailleurs-propriétaires et les locataires.

*En nombre de points de vente
**Étude Orpi menée auprès de 976 personnes interrogées, représentatif de la population, en décembre 2021.
*** Sur Orpi.com
****  Étude OpinionWay réalisée sur 1 095 français de 18 ans interrogés sur internet du 6 au 8 octobre 2021

Sur le même sujet