Bilan 2018, perspectives 2019 : un marché immobilier protéiforme

Publié le • Mis à jour le

Malgré un excellent millésime 2018 pour la transaction immobilière, Orpi met en garde contre les disparités grandissantes observées sur le territoire national.

Un atterrissage en douceur

« Au même titre que 2017, 2018 fait figure d’année exceptionnelle pour le marché immobilier, analyse Christine Fumagalli, présidente d’Orpi. Au cours des douze derniers mois, le dynamisme des transactions s’est traduit pour notre réseau par une hausse du volume de ventes de 3,6 %. Mes anticipations pour 2019 ? Un secteur en croissance, toujours porté par les faibles taux d’intérêt, qui devrait se stabiliser et s’orienter vers un atterrissage en douceur ». En parallèle, sur 2018, la hausse des prix au mètre carré a marqué une pause, avec une augmentation moyenne limitée à 0,9 % ; une accalmie des prix qui devrait se poursuivre en 2019.

Élargissement de la fracture territoriale

« Le bilan positif dressé de l’année 2018 ne doit cependant pas occulter les profondes disparités qui se font jour sur l’ensemble du territoire, entre les grandes mégalopoles et des territoires plus ruraux », signale Christine Fumagalli. Un tiers des ventes se concentre désormais dans dix départements, en Ile-de-France et dans les territoires des grandes métropoles comme Lyon notamment. Dans ces zones « tendues », marquées par une pénurie de biens à la vente, les prix s’inscrivent en hausse de + 3,6 % sur 2018, tandis qu’ils stagnent voire accusent un léger recul de - 0,5 % en zones « non-tendues ». Un état des lieux préoccupant selon Christine Fumagalli qui estime que « la fracture immobilière entre ces deux zones se creuse ».