Marché immobilier : un début d’année en fanfare

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Soutenu par des niveaux de taux toujours très attractifs, le marché immobilier a affiché une excellente santé au cours du premier trimestre 2018.

Soutenu par des niveaux de taux toujours très attractifs, le marché immobilier a affiché une excellente santé au cours du premier trimestre 2018. Pour Christine Fumagalli, présidente du réseau Orpi, tous les indicateurs sont au vert : « Le volume des ventes maintient sa dynamique dans le prolongement d’une année 2017 exceptionnelle. L’augmentation des prix se poursuit, mais à un rythme modéré dans la plupart des grandes agglomérations, et les délais de vente se situent juste sous la barre des quatre-vingts jours. Des signaux très encourageants pour 2018 », précise-t-elle.

Un marché extrêmement hétéroclite

Mais attention, Paris n’est pas la France ! L’évolution des prix dans la capitale, en progression de 4 % au cours du 1er trimestre 2018, avec des valorisations moyennes au mètre carré dépassant les 9 000 euros, ne doit pas occulter les fortes disparités du marché national. Car si la cote des biens existants continue de s’apprécier à Bordeaux (+ 7 %), Toulouse (+ 7 %), Strasbourg (+ 5 %) ou Lille (+ 3 %), en revanche, sur les trois premiers mois de l’année, ils s’inscrivent en repli à Reims (–4 %), Marseille (– 3 %), Le Havre (– 2,5 %) et Brest (– 1,5 %). En local, l’hétérogénéité de la demande selon les types de biens impacte également l’évolution des prix. Ainsi, à contre-courant du mouvement haussier observé sur Lyon intra-muros (+ 6 %), les logements situés dans les immeubles des années 1970, peu prisés, connaissent plutôt une tendance baissière.