Pourquoi ouvrir un PEL avant le 31 décembre ?

La réforme de l’épargne prévue par le gouvernement Philippe pénalise les futurs souscripteurs d’un plan d’épargne logement (PEL). Les règles du jeu changent en effet à compter du 1er janvier 2018 dans un sens qui leur est défavorable.

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Primo, la fiscalité s’alourdit : les intérêts des nouveaux plans supporteront le PFU (prélèvement forfaitaire unique) à 30 % dès la première année, alors que ceux ouverts avant cette date continueront à être exonérés d’impôt sur le revenu pendant douze ans. Seules s’appliqueront la CSG et la CRDS au taux de 15,5 % (17,2 % à compter du 1er janvier 2018). Deuzio, la prime d’État, qui pouvait grimper jusqu’à 1 525 euros sous certaines conditions lors de la souscription du prêt immobilier lié au plan, est tout simplement supprimée.

En résumé, pour les épargnants qui détiennent déjà un PEL, mieux vaut le conserver. Quant à ceux qui souhaitent se constituer un capital en vue d’un projet immobilier, ils ont tout intérêt à en ouvrir un avant le 31 décembre. Car même avec un rendement de 1 % brut (0,83 % net après le 1er janvier, 0,84 % avant), le PEL figure encore parmi les placements garantis les plus rémunérateurs du marché. Il rapporte toujours un peu plus que le livret A. Et côté crédit ? Accessible après une phase d’épargne minimum de quatre ans, son taux actuel – fixé à 2,20 % – est déjà concurrentiel sur certains profils emprunteurs et pourrait s’avérer encore plus attractif à l’avenir si les taux remontaient.

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