1

Le propriétaire peut reprendre le logement qu'il me loue à tout moment au profit de son neveu.

Faux

Le bailleur d'un logement nu ne peut reprendre son bien, selon l'article 15 de la loi du 6/07/1989, qu'au profit de personnes déterminées par la loi. La reprise peut donc se faire au profit du bailleur lui-même, de son conjoint, de son partenaire ou de son concubin notoire, ou au profit de ses ascendants ou descendants ainsi que ceux de son conjoint, partenaire ou concubin. 

Le congé pour reprise ne sera valablement délivré qu'au terme du bail, en respectant un délai de préavis de 6 mois minimum à l'avance. Le congé doit indiquer la personne qui va reprendre le logement.

2

Le bail meublé pour un étudiant est toujours d'une durée de 12 mois.

Faux

Le bail meublé au bénéfice d’un étudiant peut être d’une durée classique de 12 mois pour une location meublée. Mais l’article 25-7 de la loi du 6 juillet 1989 permet, par exception, d’établir un bail de 9 mois au profit d’un étudiant. 

3

En cas de retard de paiement de loyer, le bailleur peut majorer la somme que le locataire lui doit ?

Vrai

Pour les baux antérieurs au 27 mars 2014, le bailleur peut majorer le loyer dû en cas de retard si le bail prévoit une telle majoration dans une clause pénale. A défaut, le bailleur ne peut demander le paiement que des sommes dues au titre des loyers et charges.

Attention, les baux conclus depuis le 27 mars 2014 et les baux renouvelés à compter de cette date ne peuvent plus contenir ce type de clause, dorénavant interdite par l'article 4 de la loi du 6 juillet 1989. Cette interdiction vise les baux d'habitation vide comme les baux meublés.

4

J'achète un local commercial, je ne bénéficie pas d'un délai de rétractation ?

Vrai

En cas de vente d'un bien, l'acquéreur peut bénéficier d'un délai de rétractation.  Mais la loi pose des conditions. Bénéficie d'un délai de rétractation l'acquéreur non professionnel pour l'acquisition d'un bien à usage d'habitation. Le délai de rétractation est donc exclu pour l'acquisition d'un local commercial. 

 
5

Je loue une maison à un locataire, je ne dois lui fournir aucun diagnostic.

Faux

Qu’il s’agisse d’un bail d’habitation meublée ou non, la loi impose de fournir des diagnostics au locataire. Ainsi, il devra fournir :

-   un diagnostic de performance énergétique,      

-   l’état des risques naturels et technologiques si le bien est situé dans une zone à risque,

-   un constat de risque d’exposition au plomb si le bien a été construit avant le 1er janvier  1949.

Pour les baux conclus à compter du 27 mars 2014, trois autres diagnostics sont obligatoires. Ils nécessitent toutefois pour être applicables un décret, qui déterminera les contenus et les dates d’entrée en vigueur de ces diagnostics. Il s’agit :

-   du diagnostic amiante. Jusqu’alors, le rapport sur la présence d’amiante devait uniquement être tenu à la disposition des occupants.

-   De l’état de l’installation électrique

-   De l’état de l’installation gaz du bien. 

6

Je suis marié et propriétaire de notre résidence principale, achetée avant mon mariage. Mon épouse doit donner son accord à la vente de mon bien.

Vrai

Le bien vendu appartient à un seul des époux, car il a été acheté avant le mariage. Mais l'article 215 alinéa 3 du code civil impose d'obtenir le consentement de l'époux non propriétaire si le bien vendu constitue le logement de la famille. 

Attention, si les époux se soumettent au régime de la communauté universelle, la résidence appartenant à un seul époux peut être apportée à la communauté et constituer donc un bien commun. 

 
7

Je suis propriétaire avec mon concubin d'un appartement mis en location, le gestionnaire peut me verser la totalité des loyers perçus.

Vrai

Lorsque le bien est détenu en indivision, ce qui est le cas lorsque deux concubins achètent ensemble un bien, le mandat de gestion peut autoriser le versement des loyers à un seul des propriétaires indivis, si les indivisaires ont convenu de nommer l'un d'eux représentant de l'indivision. A défaut d'un tel accord, le loyer sera versé à chacun en fonction de sa quote-part dans l'indivision. 

 
8

Le bailleur ne peut pas me demander le paiement de la taxe foncière relative au local commercial que je loue.

Faux

Le bail commercial peut prévoir que le locataire devra rembourser au bailleur la taxe foncière en tout ou partie. 

Cette clause du bail doit être rédigée avec soin et prévoir expressément cette obligation pour le locataire. 

 
9

Mon locataire cause des nuisances au voisin, qui me demande d'agir. Je ne suis pas responsable des agissements de mon locataire.

Faux

L'article 6-1 de la loi du 6/07/1989 pose clairement l'obligation pour le bailleur d'agir contre son locataire qui cause des nuisances. Il doit alors le mettre en demeure de cesser son comportement. Si le trouble persiste, le bailleur doit mettre en œuvre les  procédures notamment de résiliation de bail, soit par application de la clause résolutoire du bail soit par une action en résiliation devant le juge. 

 
10

Je veux fermer la terrasse de mon appartement situé en copropriété et créer une véranda. La terrasse étant une partie privative, je n'ai pas à demander l'accord de la copropriété.

Faux

Que la terrasse soit une partie privative ou une partie commune, les travaux,  effectués par un copropriétaire à ses frais, qui affectent  l'aspect extérieur de l'immeuble et les parties communes, doivent être autorisés par l'assemblée générale des copropriétaires, à la majorité absolue de l'article 25 de la loi du 10/07/1965. 

Ces travaux nécessiteront également une autorisation administrative : déclaration préalable ou permis de construire. 

 
11

Je peux demander l'inscription d'une question à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale de la copropriété, à tout moment.

Vrai

Depuis le 1er septembre 2004, un copropriétaire peut demander l'inscription d'une question à l'ordre du jour de la prochaine assemblée à tout moment.  Le syndic peut toutefois refuser la demande d'inscription tardive si l'ordre du jour a déjà été établi et si les convocations ont été envoyées. Le syndic devra alors reporter l'inscription de la question à l'assemblée générale qui suivra, selon l'article 10 du décret du 17/03/1967. 

 
12

Le syndic ne peut pas refuser l'inscription d'une question à l'ordre du jour.

Vrai

Le syndic n'a pas le pouvoir  d‘apprécier l'opportunité d'une question. Dès lors qu'un copropriétaire lui notifie une question, le syndic a l'obligation de l'inscrire à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale. Encore faut-il qu'il s'agisse d'une question et non pas de simples remarques ou doléances. Encore faut-il que la question soit claire et qu'il n'y ait pas matière à se méprendre. Les questions non inscrites à l'ordre du jour ne peuvent pas donner lieu à un vote de l'assemblée générale. 

 
13

Les copropriétaires peuvent décider de révoquer le syndic dont le mandat n'est pas encore arrivé à son terme.

Vrai

L'assemblée générale peut décider à la majorité absolue de l'article 25 de révoquer le syndic, et ce à tout moment au cours de son mandat. Le syndic est de son coté en droit de demander des dommages et intérêts à la copropriété qui déciderait sa révocation sans motif légitime. Le syndicat doit donc prouver par exemple que le syndic a commis des fautes. Evoquer la simple perte de confiance n'est pas suffisante : il faut que le syndicat puisse lier cette perte de confiance à des faits réels et pertinents opposés au syndic. 

 
14

Tous les ans, le bailleur est en droit d'augmenter le loyer de mon logement non meublé.

Vrai

Si le bail contient une clause de révision, le bailleur peut augmenter le loyer en suivant la variation de l'indice de référence des loyers, chaque année à la date convenue entre les parties, ou à défaut, à la date anniversaire du bail. L'indexation qui au contraire n'est pas prévue au bail, ne peut pas intervenir automatiquement. 

 
15

La maison de mon voisin est construite en limite de propriété. Il doit procéder au ravalement du pignon de sa maison. Je peux lui refuser d'entrer sur mon terrain pour faire ces travaux.

Faux

La loi n'établit pas de droit particulier pour le propriétaire du mur. Toutefois, dans la mesure où il n'a pas d'autres moyens d'effectuer ces travaux, le voisin et le propriétaire du mur peuvent alors établir une servitude conventionnelle de tour d'échelle, fixant les conditions d'accès, le délai de l'autorisation.

A défaut d'accord amiable, le propriétaire du mur pourra saisir le tribunal afin d'obtenir l'autorisation judiciaire de passage et d'installation des échafaudages. En effet, le voisin ne peut pas refuser sans motif légitime.

 
16

Je loue un appartement non meublé, avec une cuisine équipée. Le four, très ancien, ne fonctionne plus. Le bailleur peut refuser de le remplacer.

Faux

Le bailleur ne peut pas refuser de remplacer un élément mobilier figurant au bail dès lors que le remplacement est nécessité par la vétusté de l'appareil. 

En revanche, si la panne résulte d'une dégradation du locataire, ou d'un défaut d'entretien par le locataire, la réparation ou le remplacement doit être pris en charge par le locataire. 

Ces solutions s'imposent par une lecture des articles 6 et 7 de la loi du 6/07/1989 et du décret du 26/08/1987 relatif aux réparations locatives. 

 
17

J'achète une maison ancienne. Le vendeur peut refuser de faire les travaux de mise en conformité de l'installation électrique.

Vrai

Le vendeur d'un bien dont l'installation électrique a plus de 15 ans a l'obligation de fournir à l'acquéreur un état de l'installation. Ce rapport, établi par un professionnel, informe l'acquéreur sur la conformité de l'installation, sur les travaux à effectuer. Il s'agit de la seule obligation du vendeur, qui n'a pas légalement à procéder aux travaux de réfection de l'installation.

18

Le locataire d'un appartement meublé ne peut pas remplacer les meubles du bailleur par les siens.

Faux

Pour que la location soit bien considérée comme meublée, le logement doit être pourvu de meubles permettant une habitabilité immédiate et confortable. Cette obligation de meubler les lieux incombe donc au bailleur.

Mais les juges admettent que le locataire remplace les meubles du bailleur par les siens, sans que le caractère de meublé ne puisse être discuté, dès lors que le mobilier reste à la disposition du locataire, qui devra les restituer à la fin du bail.